Compagnie Française des Pétroles (CFP) – mai 1924

Tout commence par une lettre adressée le 20 septembre 1923 à l’industriel Ernest Mercier.

Le contexte

« Si les Alliés ne veulent pas perdre la guerre, il faut que la France combattante, à l’heure du suprême choc germanique, possède l’essence aussi précieuse que le sang dans les batailles de demain » : dans ce télégramme envoyé au Président Wilson le 15 décembre 1917, Clemenceau réclame d’urgence aux Américains 100 000 tonnes de carburant pour alimenter la machine de guerre française en panne sèche. L’aide américaine sera au rendez-vous. Mais cette crise du ravitaillement de décembre 1917 fait prendre conscience aux responsables politiques français de la nouvelle importance géostratégique et économique du pétrole et de l’extrême dépendance et vulnérabilité du pays dans ce domainealtern-eco.

A la fin de la Première Guerre mondiale, la France, faute d’avoir pris conscience du caractère stratégique de l’or noir, faute aussi d’une véritable mobilisation industrielle […], faute enfin de capitaux, est donc un nain dans le monde du pétrole.

C’est cette position peu enviable que Georges Clemenceau est décidé à changer. Comme souvent en France, l’urgence de la situation et la nécessité de mobiliser rapidement d’importants capitaux vont pousser l’Etat à intervenir massivement dans le jeu. Pour autant, il y a loin de la coupe aux lèvres ! Les discussions de décembre 1918 entre Clemenceau et Lloyd George se sont en effet déroulées sur un mode très informel et n’ont donné lieu à aucun traité. Il en découle, dans les deux années qui suivent, une véritable foire d’empoigne entre les alliés d’hier, bien décidés à faire valoir leurs droits.

Le traité de San Remo

En avril 1920, après des mois de récriminations réciproques, un accord est enfin trouvé.

Par le traité de San Remo, la France se voit reconnaître une participation de 25 % dans le capital de la Turkish Petroleum Company _ qui sera un peu plus tard rebaptisée Irak Petroleum Company. Ces 25 % correspondent en fait à l’ancienne participation de la Deutsche Bank dans la Turkish, mise sous scellés par les Anglais pendant la guerre. Les Français, en somme, récupèrent les dépouilles des Allemands. Un homme, dans l’affaire, a joué un rôle clef : Calouste Gulbenkian, monsieur « Cinq Pour Cent », l’incontournable arrangeur d’affaires dans l’univers du pétrole. C’est en grande partie lui qui, depuis sa suite de l’Hôtel Ritz, a conçu et exécuté ce savant montage…

Reste à présent à organiser la participation française dans la Turkish Petroleum Company. L’affaire, d’emblée, s’annonce complexe. Dépourvue d’industrie pétrolière, la France, en effet, hésite : monopole d’Etat ou initiative privée ? La question donne lieu à de nombreux débats à la Chambre entre les partisans du libéralisme et les adeptes d’une nationalisation du secteur, au premier plan desquels se trouvent les socialistes.[…]

La solution

La solution, c’est finalement Raymond Poincaré qui la trouve.

Président du Conseil depuis 1922, il n’est pas partisan du monopole. Mais il ne veut pas non plus d’une société contrôlée par des intérêts étrangers. Son idée : créer une entreprise purement française et, pour cela, attirer des investisseurs hexagonaux.

Tâche difficile, il le sait, qui nécessite d’avoir un homme de confiance capable de réunir tous les acteurs concernés autour d’une table. 

Cet homme, le président du Conseil l’a déjà choisi : il s’appelle Ernest Mercier. Il va être le grand artisan de la naissance de la Compagnie Française des Pétroles, ancêtre direct de l’actuel groupe Total.

Source : LesEchos

Ernest Mercier acteur majeur de la CFP

Tout commence par cette lettre, celle que le président du Conseil Raymond Poincaré, sur la suggestion de Louis Pineau, son conseiller aux affaires pétrolières et de Louis Loucheur, ministre de la Reconstruction, adresse le 20 septembre 1923 à l’industriel Ernest Mercier. À ce dernier, l’homme d’État (malgré ses nombreuses occupations) confie une mission importante : créer un « outil capable de réaliser une politique nationale de pétrole ».

Ernest Mercier, avec son expérience, autant que sa personnalité, en faisait l’homme providentiel capable de créer dans notre pays une industrie nationale du pétrole. C’est un industriel pas tout à fait comme les autres. Un homme de réseau mais aussi un spécialiste de l’organisation industrielle.

Ernest Mercier ne pouvait que s’incliner devant un tel désir, mais, précise-t-il dans ses notes : « Appréciant les difficultés d’une tâche qui allait se heurter à des résistances extraordinairement puissantes et pour sauvegarder un suffisant ascendant moral, j’ai accepté en ne stipulant qu’une condition, celle de ne recevoir aucune rétribution de mes fonctions ».

Il prendra la présidence du Syndicat Français d’Etudes Pétrolières et, six mois plus tard, en mai 1924, la Compagnie française des pétroles (CFP) voit le jour. Elle est l’aboutissement d’intenses tractations diplomatiques commencées à la fin de la Première Guerre mondiale, débouchant sur une maigre participation française dans le pétrole mésopotamien.

Ernest Mercier fut appelé, en 1922, à la présidence de l’International Open Oil, qui investit dans la Steaua romana, un groupe intégré roumain (la plus importante société pétrolière de Roumanie). La même année, il créa la Steaua française, dont il était devenu le président. Cela lui servi pour la formation des ingénieurs CFP.

Ernest Mercier (1878-1955) (© wiki.totalenergies.com)

La CPF

Affiche Compagnie Française des Pétroles (CFP)

Société privée, la C.F.P. a, à son lancement, pour actionnaires les principales banques françaises ainsi que les grandes sociétés françaises de négoce de produits pétroliers.

Son principal actif est constitué des 25 % dans la Turkish Petroleum Company. Cette même année 1924, la Compagnie Française des pétroles aura en charge d’administrer la part française (23,75 %) dans l’Iraq Petroleum Company (IPC) et ses filiales dans les Émirats [2].

Confier à une entreprise privée la défense des intérêts énergétiques français : le pari de Raymond Poincaré et d’Ernest Mercier ne manquait pas d’audace. Pour autant, il ne met pas fin aux débats qui, depuis 1918, agitent la Chambre.

Une loi votée en 1931 donnera 35 % de son capital, alors entièrement privé, à l’État. Une solution de compromis, habilement négociée par Ernest Mercier, qui n’a pas hésité à mettre sa démission dans la balance pour éviter une mainmise totale des pouvoirs publics sur la société qu’il préside.

Développement

Pour les compagnies pétrolières, aller vers l’aval est une nécessité. À la CFP, on l’a bien compris. Dans l’affaire, la société va faire preuve d’un étonnant esprit pionnier. Elle part en effet de rien ! Alors que ses concurrents anglo-saxons ont déjà leurs réseaux de raffineries et des gammes de produits très développées, elle n’est active qu’en amont. Si elle veut se déployer sur toute la chaîne industrielle, il lui faut agréger des expertises nouvelles. À partir de son premier actif, 25 % des parts de la Turkish Petroleum Company, la CFP se développe grâce à l’exploitation de pétrole découvert en 1927 près de Kirkouk en Irak, puis en Colombie et au Venezuela. La CFP avait aussi des intérêts en Roumanie (Steaua Roumania).

La découverte des premiers gisements dans la région de Kirkouk, en 1927, vient à point nommé donner de l'eau au moulin des partisans du monopole. Maintenant que la CFP est assurée de recevoir du pétrole irakien, n'est-il pas préférable de la nationaliser afin de préserver les intérêts du pays, argumente-t-on à gauche.

Ernest Mercier renforce l’intégration verticale de son groupe en construisant des moyens de transport pétrolier et des raffineries à Gonfreville, près du Havre et sur l’étang de Berre, près de Martigue.

Quelques dates clefs

  • Mai 1924 : création de la Compagnie française des pétroles (CFP), avec un capitale de 25 millions de francs.
  • Juillet 1924 : la C.F.P. acquis 25% de la Turkish Petroleum Company (traité de San Remo).
  • Octobre 1927 : découverte du champs de Kirkouk. Le working agreement (juillet 1928) en donne 23,75% des part à la C.F.P.persee
  • 1928 : arrivée à la C.F.P. de Victor de Metz, futur directeur, directeur général adjoint, président de la C.F.P. … et créateur du nom « Total » Wiki-VDM.
  • 30 avril 1929 : fondation de la Compagnie française de raffinage (CFR).
  • 1929 : introduction à la bourse de Paris de la Compagnie française des pétroles (CFP).
  • 1931 : la CFP devient une entreprise mixte avec 35% du capital appartenant à l’Etat.
  • 1931 : la CFP créera la Compagnie navale des pétroles (CNP). Le premier pétrolier, l’Emile Miguet sera coulé par les Allemand deux ans seulement après son inauguration.
    Le pétrolier Emile Miguet en mer (© wiki.totalenergies.com)
    Le pétrolier Emile Miguet en mer (© wiki.totalenergies.com)
  • 1933 : création de la raffinerie de Normandie par la CFR (l’une des plus grandes du monde).
  • Juin 1935 : mise en route de la raffinerie de la Mède (Châteauneuf-les-Martigues, Bouches-du-Rhône, France).
  • 1937 : le capitale est de 25 millions de francs.
  • Trente Glorieuses (entre 1945 et 1975) : Victor de Metz principal artisan de la transformation de la C.F.P. en grande compagnie pétrolière française Wiki-VDM.
  • 1946 : Jean Rondot, premier « représentant de la CFP dans les États du Levant » cairn.info.
  • Années 50 : la CFP n’était pas un géant de l’industrie pétrolière et son activité resta, jusqu’à l’exploitation du pétrole algérien en 1960, cantonnée au Moyen-Orient[9].
  • 1954 : la Compagnie Navale des Pétroles lance, depuis la Ciotat, le pétrolier BIBLOS.
  • 1954 : la C.F.P. acquiert une participation dans le Consortium Iranien des Pétroles[3].
  • 1971 : 75 % du brut provient toujours d’Irak, d’Iran et des Émirats[9].
  • 1980 : création de Chloé Chimie, association d’Elf Aquitaine, CFP et Rhône Poulenc.
  • 1982 : réalisation par la CFP du premier forage en eaux profondes en mer Méditerranée.
    Mission en eaux profondes (COMEX), préparatifs sur le pont (© wiki.totalenergies.com)
    Mission en eaux profondes (COMEX), préparatifs sur le pont (© wiki.totalenergies.com)
  • 1985 : changement de dénomination de la CFP en Total-CFP, puis TOTAL en 1991, TotalFina en 1999 , TotalFinaElf en 2000, Total en 2003 et enfin TotalEnergies le 28 mai 2021.
Un homme :
Ernest Mercier
Ernest Mercier, élève de Polytechnique
(C) Photo Collections Ecole polytechnique

Ernest MERCIER (chronologique)

Ernest Mercier (Constantine, Algérie, 4 février 1878 – Paris 11 juillet 1955) est un industriel français qui créa et dirigea la Compagnie française du pétrole (CFP), ancêtre du groupe pétrolier français TotalEnergies.

Biographie

  • 4 février 1878 : Naissance à Constantitne (Algérie française) ;
  • Lycée à Louis-le-Grand ;
  • 1897 : Il entre à Polytechnique (sortie dans les premiers) pour intégrer le corps des ingénieurs du génie maritime à sa sortie ;
  •  Suit entre 1905 et 1908, les cours de l’École Supérieure d’Électricité ;
  • 1904 : Mariage avec Madeleine Tassin ;
  • Première Guerre Mondiale : Combat dans les Balkans et les Dardenelles / Reçoit un éclat d’obus au pied alors qu’il commande sur le Danube des troupes roumaines / Devient agent de liaison de Louis Loucheur, ministre de l’Armement ;
  •  Quand Louis Loucheur est nommé ministre des Zones libérées, Mercier le suit et s’occupe des usines allemandes dépendant de la commission de contrôle militaire ;
  • 1919 : Participe à la création de l’Union d’électricité, la présidera ainsi que la Société Lyonnaise des Eaux et de l’éclairage ;
  • 1921 : Président de l’Omnium International des pétroles (fondation 1920 sous la dénomination Steava française) ;
  • 1922 : Prend le contrôle de la Steaua Romana, la plus importante société pétrolière de Roumanie et créa la Steaua française, dont il était devenu le président ;
  • 23 septembre 1923 : chargé par Raymond Poincaré de dynamiser et de restructurer le secteur pétrolier ;
  • Fonde, en mars 1924, la Compagnie française des pétroles (CFP) ;
  • En décembre 1925, il fonde le Redressement français qu’il dissout en 1935 ;
  • 1927 : il épouse en secondes noces Marguerite Dreyfus, la nièce d’Alfred Dreyfus, et fut l’objet d’attaques antisémites, poursuivi par la haine que lui portait son ancien collaborateur Alibert ;
  • En 1931, il prend la tête du comité français Pan-européen ;
  • PDG de la société Alsthom de 1933 à 1940 ;
  • En 1934, il préconise un rapprochement avec l’URSS de manière à encercler l’Allemagne et donnera, dans cet optique, une conférence en Russie en 1936 ;
  • Mise en cause dans les émeutes anti-parlementaires du 6 février 1934, qu’il décrivit comme la victoire de l’« esprit du front » 4 ;
  • 1935 : Cesse alors d’être le porte-parole5 des polytechniciens modernisateurs ;
  • Est l’un des organisateurs de la Conférence mondiale de l’énergie de 1936 ;
  • Seconde Guerre Mondiale : fit partie du même réseau de résistance que l’architecte Auguste Perret et André Siegfried.
  • En mai 1940, l’ambassadeur américain6 à Paris lui demande d’organiser la distribution de l’aide offerte par la Croix Rouge américaine ;
  • La législation limitant le nombre de postes administrateur, il quitte la CFP, en 1940 (sous la pression allemande) ;
  • Août 1943 : tentative d’arrestation par les allemands, sauvait par une hospitalisation pour empoisonnement du sang ;
  • Novembre 1944 : participe à la conférence de Rye, réunion d’hommes d’affaires internationaux désireux de faire « une étude préliminaire des bases économiques de la paix » ;
  • 1946 : Nationalisation des compagnies d’électricité pour former l’EDF, sa carrière de dirigeant d’entreprise prend fin ;
  • Toujours en 1946 : Continue à présider la branche française de la Chambre de commerce internationale ; Siège au conseil d’administration de diverses sociétés, dont la Compagnie du Canal de Suez et la Société alsacienne de constructions mécaniques (vice-président) ; Vice-président du Centre des Hautes Etudes Américaines ;
  • En tant qu’ingénieur il poursuit des recherches sur les turbines électriques ;
  • Il sera également nommé vice-président de l’Académie de marine et grand officier de la Légion d’honneur ;
  • Ernest Mercier meurt le 11 juillet 1955 à Paris ;

Ses archives personnelles sont déposées aux Archives nationales8

Envie de lecture :

Accueil 1924 Compagnie Française des Pétroles (CFP) – mai 1924
Facebook
Pinterest
X
LinkedIn

Nos articles à découvrir

Work Image

1921

[tabby title="Histoire / Culture"]
L'ancêtre de la pompe à essence apparaît il fût appelé la « jauge mesureuse ». C'était un piston bi-directionnel qui aspirait l'essence du stockage inférieur puis refoulait ce produit vers le réservoir de l'automobile.
Le Federal Highway Act de 1921 définit et développe le réseau routier en pleine expansion au Etats-Unis.
[tabby title="Pompes"]

BERGOMI (Italie)

Pompe Bergomi (Italie) de 1921
Pompe Bergomi (Italie) de 1921
Pompe arborant la coquille logo de la marque Shell
Pompe Bergomi | enseigne Agip | 1921
Pompe Bergomi | enseigne Agip | 1921
Pompe de la marque AGIP (groupe ENI)
Il s'agit ici de pompe sur chariot-citerne (dit « le char romain »)

COURTIOUX (France)

Chars romains. Illustration date de la création de Courtioux
Chars romains. Illustration date de la création de Courtioux
Dans certains cas ou l'on ne pouvait pas installer de pompe fixe, soit que les lieux étaient trop exigus, soit que la municipalité ne les autorisaient pas, alors il y avait ces chariots mobiles dit "chars romains": une pompe rotative manuelle fixée sur un chariot. Une marque éponyme, fut créé en 1921 par des Français, les frères Courtioux.

SATAM (France)

L'histoire de la marque SATAM (1/3 -> histoire de Satam)

1921 fut l'année de création d'une nouvelle société française, la «Société Anonyme pour Tous Appareillages Mécaniques» plus connue sous le nom de SATAM, dont l'emblème sera un diable avec un tridents.

Tout au long de sont histoire SATAM fut fabricant de distributeurs d'essence, d'huile et de lait, de pompes, de compresseurs rotatifs, de matériel frigorifique et de voitures électriques...

  • Usine à La Courneuve.
  • Maison mère de Cocitam (Côte d'Ivoire), de Cosetam (Sénégal), de Socatam (Cameroun), de Matam (Maroc).
  • Absorption de Hardoll en 1924, de Carbox en 1930,
  • ...
  • Part bénéficiaire au porteur (société Satam), 1926
    Part bénéficiaire au porteur (société Satam), 1926
    [tabbyending]
    Station essence Bowse 1921. Archives Fondation Berliet / Lyon
    Station essence Bowse 1921. Archives Fondation Berliet / Lyon
    Cette année là ?
    Work Image

    1923

    [tabby title="Pompes"]

    GILBERT & BARKET Manufacturing Company / Gilbarco (Springfield, Mass, USA)

    Gilbert et Barker n ° T-176. La pompe a été construite en 1923
    Gilbert et Barker n ° T-176. La pompe a été construite en 1923
    La pompe, une Gilbert et Barker n° T-176, a été construite en 1923.
    Vendu : 4 199 $
    Le réservoir en verre normalement transparent a viré au violet, indiquant que du dioxyde de manganèse était utilisé dans le processus de fabrication du verre. Ce processus a été éliminé au milieu des années 1920 (cela prouverait que cette pompe a été fabriquée AVANT 1925).
    Comme vous pouvez le constater, la pompe n’est pas vidée. Le groupe de pompage et la tuyauterie sont d'origine et intactes [cela donne une valeur plus importante à l'objet].
    Elle comprend un globe, un tuyau, une buse et une indication des prix (non illustré).
    La pompe est originaire de l'est du Colorado. Je [MSE Incorporated 661matt] l'ai acheté en 1987 à un antiquaire et l'ai ensuite fait restaurer par un professionnel. C'était à l'origine une pompe à essence Bay, mais aucune reproduction du globe d'origine n'était disponible. (Du moins à cette époque). Je voulais la restaurer comme une Bay car c’était une marque de gaz bien connue là où j’avais vécu. Alors j’ai choisi d’en faire une pompe Mobil. Cette pompe a TOUJOURS été conservée à l'intérieur depuis sa restauration. Il y a quelques égratignures (pas de bosses), épargnée par le tremblement de terre de Northridge en Californie en 1994 et par la chute de débris. (Traduction automatique Google.)
    Source : www.ebay.com

    WAYNE Tank and Pump CO. (U.S.A.)

    En 1923, les concepteurs et les ingénieurs de la Wayne Tank and Pump Company introduisirent un nouveau style de pompe à essence visible, le 490. Cette nouvelle pompe 490 était présentée comme le modèle le plus récent de Wayne, le plus beau et la plus belle pompe à essence visible du monde. La 490 était la première version d'une série de pompes visibles appelée série 490, qui inclurait à terme les pompes 491, 491-F, 492 et 492-F. Nous aborderons les différentes différences entre ces modèles plus tard dans cet article, mais pour le moment je vais me concentrer sur la première et la plus rare version, la 490. Avant 1923, la plupart des fabricants de pompes à essence (y compris Wayne) avaient mis davantage l'accent sur l'efficacité fonctionnelle et la sécurité de leurs pompes à essence et moins sur leur forme, leur beauté et leur aspect esthétique. Entre 1918 et 1922, il semblait que de nombreux fabricants de pompes produisaient divers modèles d'aspect très similaire. La plupart de ces modèles comportaient des côtés ronds ou ovales, effilés et droits, tandis que quelques-uns étaient carrés. Dans le but de créer une pompe à essence plus esthétique, Wayne décida de fabriquer une pompe plus décorative qui se démarquerait de la concurrence. Lorsque les zones résidentielles aisées ont commencé à se développer dans la plupart des villes américaines au début des années 1920, il est devenu nécessaire de construire des stations-service plus modernes pour répondre aux besoins des automobilistes de ces zones. Wayne n'a pas tardé à reconnaître que ces nouvelles stations-service et les pompes à essence utilisées dans ces nouvelles stations devraient refléter la beauté architecturale des zones environnantes. En outre, de nombreuses sociétés pétrolières étaient en expansion et réaménageaient les stations-service existantes afin de les adapter à l'architecture environnante et, espérons-le, entraîneraient le nouvel automobiliste dans une allée plus sophistiquée. Alors que les innovations les plus évidentes du Wayne 490 concernaient son apparence, Wayne n'a pas tardé à souligner que cette nouvelle pompe privilégiait la vitesse, la précision, la commodité, l'économie, l'efficacité et la sécurité. Tous ces attributs étaient liés au fait que le Wayne 490 était actionné par pression atmosphérique et non par levier à main ou moteur électrique. Des extraits du texte de certaines publicités d'usine originales du Wayne 490 décrivent nombre des caractéristiques positives du Wayne 490 et s'expliquent d'elles-mêmes: Cette nouvelle pompe Wayne économique et efficace constitue un grand pas en avant dans la distribution d'essence. Dix gallons, visibles, actionnés par l'air comprimé sur un réservoir auxiliaire. Les colonnes architecturales à cannelures sont d'une simplicité simple, et la pompe est aussi efficace et précise à la fois qu'elle est belle. Exact à la fin, comme le sont toujours les pompes Wayne, et beaucoup plus rapides à la livraison. Toutes les pièces entrant en contact avec le liquide sont du fer galvanisé ou du laiton, éliminant ainsi complètement tout risque de rouille. Equipé du célèbre filtre positif Wayne, qui garantit une essence absolument exempte d’impuretés. Construit pour répondre à toutes les exigences des ingénieurs de sécurité et des responsables des poids et mesures. Soutenu par la garantie positive de Wayne. À tous les points de vue, cette nouvelle pompe séduit l’intérêt renouvelé de Wayne pour son leadership dans le secteur des pompes. Ils incarnent les principes les plus récents et fixent de nouvelles normes de rapidité, de précision, de commodité et d’économie. Ils sont beaux et d’apparence frappante, joliment finis et, en raison de leur design épuré et de leurs lignes, ils sont beaucoup plus faciles à repeindre que les pompes ordinaires. Leur rapidité de livraison dépasse de loin toutes les autres pompes du marché, ce qui constitue un avantage très pratique dans les gares achalandées. Sous tous les angles de la beauté et du service, ces nouvelles pompes ajoutent un nouvel éclat au prestige de longue date des équipements Wayne. L’apparence frappante de cette belle nouvelle pompe Wayne n’est que l’une de ses nombreuses caractéristiques supérieures. Sa précision, sa vitesse et son économie de fonctionnement sont supérieures à la beauté des pompes ordinaires. C'est un triomphe distinct pour Wayne, un compagnon digne des célèbres pompes Wayne qui ont déjà reçu l'approbation des exploitants de stations-service et du public des automobilistes. Le modèle 490 est un distributeur visible de 10 gallons exploité par le nouveau système de pression d’air Wayne qui présente de nombreux avantages par rapport aux autres méthodes de fonctionnement électrique. Ainsi, vous voyez que cette nouvelle pompe Wayne ajoute une grande économie à ses nombreuses autres qualités souhaitables. Comme toutes les autres pompes Wayne, le modèle 490 est conçu pour répondre à toutes les exigences des ingénieurs en matière de sécurité et des responsables des poids et mesures. Entièrement garanti et soutenu par une entreprise de trente ans d'expérience et une distribution mondiale. Aux pétroliers: Voir cette pompe avant d’acheter. C’est le moyen le plus économique d’acheter et d’opérer, en plus d’être une classe à part en tant que vendeur. Il est logiquement destiné au leadership de toutes les pompes visibles. Aujourd'hui, le Wayne 490 est l'un des pompes à essence les plus rares et les plus recherchées aux États-Unis. Seulement un très petit nombre (2000-3000?) De ces pompes visibles ont été produites entre 1923 et 1924, et on ne connaît actuellement que trois ou quatre de ces unités dans les collections de pompes. Comme vous pouvez probablement le constater d'après les illustrations de Wayne 490 dans cet article, la pompe Wayne 490 est très similaire en conception et en style aux pompes Wayne 491 et 492, mais elle est totalement différente en taille et en détail. La différence la plus évidente réside dans le fait que le diamètre de la colonne cannelée est beaucoup plus petit que celui des colonnes 491 et 492 plus larges. De plus, toutes les pièces moulées, nuances claires, etc. sont similaires mais totalement différentes sur la 490 par rapport aux 491 et 492. Même les indicateurs de gallon sont très différents. Les indicateurs de gallon sur le 490 (le tout premier indicateur de Wayne) sont en fonte et la plupart des indicateurs de gallon sur les 491 et 492 sont construits en aluminium. Maintenant des informations sur les 491 et 492. En 1924, Wayne avait abandonné le dessin original 490 au profit des nouvelles versions plus grandes 491 et 492. En raison du succès rapide de la 490, Wayne étendit considérablement la production des nouvelles versions 491 et 492. Ils ont également commencé à promouvoir les nouvelles versions en tant que descendants de la belle et ancienne architecture grecque. Plus précisément, le bulletin de vente de la série Wayne 490 faisait souvent référence à la magnifique colonne ionique des pompes. Ces faits sont intéressants et quelque peu paradoxaux, car ces pompes de la série 490 sont si communément appelées aujourd'hui pompes à colonne romaine, pompe corinthienne, etc. ces grandes pompes comme pompes à colonne grecques, ou pompes ioniques. Tout comme vous ne pouvez pas enseigner de nouveaux tours à un vieux chien, je suppose que le titre incorrect de Pompe à colonne romaine est probablement là pour rester. Les citations suivantes tirées de la publicité originale de Wayne apporteront un éclairage supplémentaire sur le contexte architectural et les fonctions spécifiques des différents modèles de la série 490. L'idée derrière la conception de la série 490 de pompes visibles de Wayne est la beauté architecturale. Les designers de Wayne ont repris leur inspiration dans l'architecture de la Grèce antique. En recherchant l'ordre de copie le plus pratique et le plus beau à copier, les concepteurs de Wayne ont choisi l'ordre ionique. La colonne ionique est particulièrement applicable en raison de sa base large et de son beau capital, les deux étant reliées par une colonne cannelée légèrement effilée vers le haut. Aucun architecte des temps modernes n'a pu surpasser la beauté de la colonne ionique. Quoi de plus approprié pour la conception d'une pompe visible? Une telle colonne a été choisie par l'architecte Callicicrates pour le Temple de la victoire sans ailes sur l'Acropole à Athènes, en Grèce. Série 490 - Cette série de pompes offre les types à pression d'air et à commande manuelle, ainsi que des capacités de 10 gallons et de 5 gallons, le tout dans un même design magnifique, ne différant que par le mode d'utilisation et la taille du récipient en verre . La série 490 comprend les éléments suivants: 491 à 10 gallons, à commande pneumatique; 491-F - 5 gallons, à commande pneumatique; 492 - 10 gallons, actionnés manuellement; 492-F- 5 gallons, actionné manuellement. L'une des meilleures caractéristiques des modèles 491 et 492 est le système de vannes à verrouillage Wayne. Ce système se compose de deux vannes et de deux poignées de vannes, une pour desservir la voiture et une pour évacuer l’essence supplémentaire vers le réservoir de stockage. Ce système de vannes fonctionne avec trois indicateurs de débit de vannes à emboîtement. Ce système complexe constitue souvent le plus gros défi pour les collectionneurs qui restaurent ces pompes aujourd'hui. Avant la fermeture, toutes ces grandes pompes utilisent un cylindre en verre de 12 "x 26" et, en général, toutes les pompes de la série 490 sont très coûteuses et difficiles à restaurer. Nous estimons que les versions 491 et 492 de la série 490 valent environ la moitié moins que la version originale 490 que nous avons appréciée dans la première partie de cet article. Alors qu'il existe probablement entre deux et trois cents pompes de ce type aux États-Unis, les versions 491-F et 492-F sont plus rares. Tout comme il n’existe que trois ou quatre des 490 pompes originales, je ne connais que trois ou quatre des versions 492-F, et je n’ai entendu parler que d’une pompe 491-F qui existe aujourd’hui. Il est intéressant de noter que bon nombre de ces pompes ont été exportées en Australie, y compris plusieurs des versions cinq gallons.
    [tabbyending]
    Pompe essence Eco, 1923. Archives Fondation Berliet / Lyon.
    Pompe essence Eco, 1923. Archives Fondation Berliet / Lyon.
    Cette année là ?
    Work Image

    1922

    [tabby title="Histoire / Culture"] [tabby title="Pompes"]

    BOWSER (USA)

    BOWSER CHIEF SENTRY, 1922
    BOWSER CHIEF SENTRY, 1922
    Version à manivelle pour cette grosse pompe Bowser. Elle était également disponible sous forme de pompe à air (gonfleur). La buse spéciale (pistolet) est verrouillée en position de sécurité lorsqu'elle n'est pas utilisée.
  • Fabriquant : Bowser
  • Enseigne : Pratts
  • Collection : Alan Chandler
  • BOWSER C7 POST SENTRY, 1922
    BOWSER C7 POST SENTRY (Sentinelle), 1922
    Grande pompe manuelle de 5 gallons, de type visible et inhabituellement étroite, avec un couvercle verrouillable en fonte.
  • Fabriquant : Bowser
  • Pétrolier : B.P.
  • Collection : Alan Chandler
  • Pour aller plus loin :

    Catalogue de vente Bowser 1922.
    Catalogue de vente Bowser 1922.
    Ce catalogue Bowser est affranchi du 19 avril 1922 et plié en trois afin de l’intégrer facilement dans la boîte aux lettres. Il était adressée à la Tucker Brothers, East Street, à Bovey Tracey, dans le Devon, au garage Excelsior.
    Cette brochure est datée du 27 mars 1922 à l’arrière, avec une présentation de leurs produits : «Les systèmes de stockage souterrains d’essence Bowser occupent une position de choix dans le monde entier. Trente-six années d’expérience ont incarné la supériorité, la sécurité et la meilleure finition et économie. BREVETS ORIGINAUX de la pompe à mesurer à piston, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, et qu’ils ont été introduits pour la première fois dans ce pays. Bowser a toujours MIS le chemin de l'AVANCEMENT. Première en Grande-Bretagne à obtenir l'approbation du Board of Trade. METTEZ VOTRE GARAGE À JOUR. » Suite [...]
    [tabbyending] Cette année là ?