Alors qu’aux USA la culture de l’automobile avait depuis longtemps triomphé, sur le vieux continent elle restait un jouet coûteux réservé à quelques privilégiés.
En 1918, l’automobile touchait un public grandissant, avec une voiture pour 123 habitants, et des innovations comme la Type A de Citroën à 7 250 Francs.
Le 26 Septembre 2018, par Thomas Drouart (PDLV)
Il y a 100 ans... L'automobile en 1918
1918 : la diffusion de l’automobile s’accélère
Au début du XXe siècle, l’automobile reste encore un objet rare en Europe, réservé à une élite. À l’inverse, aux États-Unis, elle s’impose déjà comme un moyen de transport courant, notamment grâce à la production en série développée par Henry Ford.
Mais la situation évolue rapidement. La Première Guerre mondiale marque un tournant décisif dans la perception et l’usage de l’automobile. Les véhicules à moteur s’étaient distingués sur le champ de bataille, démontrant qu’ils étaient utiles et fiables, et ils ont ainsi suscité l’intérêt du grand public.
Une diffusion progressive en Europe
Alors que l’automobile s’est déjà largement diffusée aux États-Unis, l’Europe entame à partir de 1918 une phase de croissance.
👉 Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
- progrès techniques
- baisse progressive des coûts
- expérience acquise pendant la guerre
➡️ Le nombre de véhicules, encore limité avant 1914, commence à augmenter rapidement après le conflit.
Le trafic automobile aux États-Unis en 1918
Développement des infrastructures
Cette diffusion s’accompagne d’une transformation des équipements :
- apparition et multiplication des pompes à essence
- développement des premiers réseaux de distribution
- installation de réservoirs enterrés
Les pompes à essence existaient déjà en Europe avant et pendant la guerre. En 1910, Bowser vendait une version simple de la pompe auto-mesurante en France destinée à être installée avec un réservoir souterrain ; quelques années plus tard, ce modèle et d’autres apparaitront dans d’autres parties de l’Europe.
Les Taxis de la Marne (1914)
En septembre 1914, lors de la première bataille de la Marne, l’armée française fait appel à des taxis parisiens pour transporter rapidement des soldats vers le front.
Des centaines de véhicules sont réquisitionnés pour acheminer les troupes depuis Paris.
L’automobile au service de la guerre
Cet épisode, resté célèbre sous le nom de “Taxis de la Marne”, illustre parfaitement :
- la rapidité de l’automobile
- sa flexibilité
- son rôle stratégique
Même si l’impact militaire direct reste limité, l’événement marque fortement les esprits.
Un symbole fort
Les Taxis de la Marne deviennent un symbole :
- de modernité
- d’ingéniosité logistique
- de mobilisation nationale
Ils participent à changer la perception de l’automobile, désormais considérée comme un outil utile et efficace.
1918 : la « SECURITAS »
En 1918, la société italienne S.A. Bergomi a présenté l’encombrante pompe « Securitas », utilisée par certains grands garages et hôtels ; des pompes tout aussi encombrantes sont mises au service de la Compagnie des Omnibus de Paris ; les forces armées utiliseront massivement des pompes à essence partout où il y avait des combats.
Dans la rue, rien : les épiceries et les pharmacies suffisent amplement pour remplir une dizaine de réservoirs d’essence par jour. Mais dès que les routes ont commencé à se remplir d’automobiles, la colonnine ou « petite colonne », comme on a appelé la pompe à essence, fait son apparition en Europe.
L’expérience américaine acquise, il ne restait presque plus rien à inventer.
À retenir
- Avant 1914, l’automobile reste un objet de luxe en Europe ;
- La Première Guerre mondiale accélère son adoption ;
- Les véhicules démontrent leur utilité sur le front ;
- Les infrastructures (pompes, distribution) se développent ;
- Après 1918, la diffusion de l’automobile s’accélère fortement ;
- Les Taxis de la Marne symbolisent ce tournant.
Sources : Museo FISOGNI – museo-fisogni.org, palais-de-la-voiture.com, ChatGPT, Qwant et Wkipédia
Dernière mise à jour le 8 mai 2026 par CASCARET









