En 1973, les américains vont commencer à se rendre compte de la nocivité des carburants et agir.

Le plomb a fait son apparition dans la composition de l’essence utilisée dans le cadre du fonctionnement des véhicules motorisés dans le courant des années 1920. Cet additif devait à l’époque remplir deux missions : lubrifier les soupapes présentes dans le moteur lors de la combustion, et surtout d’augmenter le temps que mettait le mélange d’air et de carburant pour détonner.

Le plomb, un poison

L’augmentation de la demande en matière de moteurs performants s’est répercuté sur la quantité d’additif produite au niveau mondial, entraînant de par le fait des rejets dans l’atmosphère de plus en plus importants. Le pic de rejet des particules de plomb fut atteint dans les années 1970. Le plomb représentait alors à lui seul un tiers des particules polluantes émises par les véhicules motorisés.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) souligne que depuis 1922, l’utilisation du plomb-tétraéthyle comme additif à l’essence afin d’améliorer les performances des moteurs a été une catastrophe pour l’environnement et la santé publique.

USA: l'EPA va agir

Plomb tétraéthyle
L’Agence américaine pour la protection de l’environnement (U.S. Environmental Protection Agency – EPA) publie un règlement appelant à la réduction progressive du plomb tétraéthyle (tetraethyl lead – TEL) dans l’essence. Le TEL a contribué à réduire le cliquetis des moteurs et a ouvert la voie au développement de moteurs de grande puissance et à haute compression.
Les premières mesures d’interdiction d’ajout de plomb dans la composition de l’essence ont été prises aux Etats-Unis en 1975. Celles-ci ne furent cependant pas mises en oeuvre pour des motifs écologiques, mais pour contrer les effets néfastes du plomb sur les avancées en matière de mécanique des véhicules motorisés. Si à partir des années 1970, l’impact écologique résultant du fonctionnement des véhicules motorisés commence à être mesuré et combattu, les actions mises en place se concentrent sur les rejets d’oxydes d’azote (NOx). Les constructeurs automobiles équipent alors leurs véhicules de pots catalytiques, destinés à filtrer et à décomposer les oxydes d’azote générés par la combustion du carburant mélangé à l’air.

L'arrêt de l'essence plombée

L’époque de l’essence au plomb est désormais révolue : 1,2 million de décès prématurés pourront être évités

Lorsque les stations-service d’Algérie ont cessé de fournir de l’essence au plomb en juillet 2021, l’utilisation de ce carburant a pris fin dans le monde entier, mettant ainsi un terme à ses effets néfastes sur la santé et l’économie.

« L’arrêt de l’utilisation de l’essence au plomb évitera chaque année plus d’un million de décès prématurés dus à des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des cancers », a salué le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ajoutant que cela protégerait également « les enfants dont le QI est endommagé par l’exposition au plomb ».

Dernière mise à jour le 18 juin 2023 par CASCARET

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