La catastrophe de Feyzin – 4 janvier 1966

La raffinerie Elf de Feyzin, mise en service deux ans auparavant et récemment inaugurée, est située à la sortie sud de Lyon et jouxte l’autoroute du soleil, de laquelle on aperçoit les grandes cheminées, les torchères et les immenses cuves de stockage.

Elle fut l’objet d’une violente explosion le 4 janvier 1966 qui endeuilla la région lyonnaise et viennoise.

Mardi 4 janvier 1966. Comme chaque jour, Henri Pic et Jean Giganon, deux Brondillants habitant la rue du Parc, aux Essarts, prennent leur service à la raffinerie de Feyzin, où ils sont employés. Ils seront parmi les premiers sur les lieux.

L’usine, bien qu’un peu critiquée pour les mauvaises odeurs qu’elle dégage parfois sur l’agglomération, fait alors la fierté des Lyonnais. Construite à partir de 1962 et entrée en service en juin 1964, elle incarne en effet la modernité conquérante des Trente Glorieuses, et constitue l’un des fleurons de l’industrie française : elle transforme près de 4 millions de tonnes de pétrole par an en carburant pour les véhicules, et aussi en produits chimiques destinés à l’industrie, notamment pour la fabrication des plastiques. Très automatisé pour l’époque, le site de Feyzin emploie alors 300 salariés. En 1966, elle tournait à plein régime.

Mardi 4 janvier 1966. Comme chaque jour, Henri Pic et Jean Giganon, deux Brondillants habitant la rue du Parc, aux Essarts, prennent leur service à la raffinerie de Feyzin, où ils sont employés. Ils seront parmi les premiers sur les lieux.

L’usine, bien qu’un peu critiquée pour les mauvaises odeurs qu’elle dégage parfois sur l’agglomération, fait alors la fierté des Lyonnais. Construite à partir de 1962 et entrée en service en juin 1964, elle incarne en effet la modernité conquérante des Trente Glorieuses, et constitue l’un des fleurons de l’industrie française : elle transforme près de 4 millions de tonnes de pétrole par an en carburant pour les véhicules, et aussi en produits chimiques destinés à l’industrie, notamment pour la fabrication des plastiques. Très automatisé pour l’époque, le site de Feyzin emploie alors 300 salariés. En 1966, elle tournait à plein régime.

La catastrophe de Feyzin :
Quand l'enfer se déchaîne
Vue aérienne de la raffinerie de Feyzin.
Raffinerie de Feyzin en 1969, donc trois ans après la catastrophe. A gauche le Rhône. A droite l'autoroute A7 bordée à sa droite par le chemin départemental CD4 où circulait l'automobile qui a embrasé la nappe de gaz.
(© Bibliothèque municipale de Lyon, Collection Jacques VERMARD)
Vue aérienne de la raffinerie de Feyzin

Une opération courante

Ce jour-là, trois opérateurs vers 6h40 du matin, alors qu’il faisait encore nuit noire, un opérateur, accompagné d’un technicien de laboratoire et d’un pompier de service, vont faire un prélèvement d’échantillons de gaz  sur la sphère 443 (contenant 348 tonnes de propane), l’une des huit cuves sphériques, de butane et de propane, servant à stocker la production de la raffinerie. Pour ce faire, il existait un dispositif de purge à la base de chacune des sphères. Une procédure routinière.

Image d'illustration d'une sphère de gaz (@ inspecaoequipto.blogspot.com)

A la base de chacune des sphères il existait un dispositif de purge.

Au sommet de la sphère se trouvait une soupape pouvant évacuer 73 tonnes de gaz à l’heure.

Pour lutter contre un incendie les sphères étaient ceinturées par deux couronnes débitant de l’eau de refroidissement. Un pulvérisateur complétait le système en partie basse.

L’un des opérateurs, à la suite d’une mauvaise manœuvre, est aspergé par un jet de gaz, et ne parvient pas à refermer la vanne. Une fuite de propane se produit, et ne peut être colmatée. Il n’est alors plus possible de refermer la vanne.

Une nappe de gaz commence à se répandre dans un réseau de puisards situé sous les sphères, à l’intérieur du site et se dirige vers l’autoroute qu’aucun mur ne sépare de l’enceinte de la raffinerie…

Le propane se répand à la vitesse d’un cheval au galop, couvrant en moins d’une demi-heure une surface de trois hectares, débordant déjà hors de la raffinerie.

Déclanchement de l'alerte

Le 04 janvier 1966 à 07 19, au quartier central des sapeurs–pompiers de Lyon, le Téléphoniste COMBE recevait une demande de secours pour un incendie à la raffinerie de Feyzin.
Quelques instants après les sonneries de feu du quartier central et de la caserne de Gerland retentissaient. Elles devaient sceller le destin tragique de plusieurs sapeurs–pompiers. Le troisième acte de la catastrophe de Feyzin venait de débuter, le premier avait eu lieu à 06h40.

L’alerte est donnée.

Il fut ordonnée aux CRS et gendarmes de fermer les routes ainsi que l’autoroute A7.

Malheureusement, un chemin départemental qui permet de rentrer sur l’autoroute n’est pas fermé en temps utile. Un travailleur d’une entreprise sous-traitante approche avec son véhicule – qui échappe aux barrages – et, calée dans le nuage de gaz sur cette route parallèle à l’autoroute

Une étincelle provenant de sa voiture (gaz d’échappement, frottement des freins…) servira de détonateur et embrase la nappe de gaz. Le malheureux conducteur, gravement brulé et hospitalisé, décédera deux jours plus tard.

Le feu remonta jusqu’à la sphère 443 d’où le gaz s’échappe. Il est 7h16 et une gigantesque flamme brûle alors en chalumeau sous la sphère…

Des secours impuissants

Les deux autres pompiers de la raffinerie (ils étaient trois en garde) se présentent avec le camion-poudre sur châssis Citroën 55 et le  fourgon-pompe tonne Heuliez sur châssis Citroën T46.

Première intervention des pompiers de la raffinerie
Un pompier de la raffinerie tente un refroidissement d'une sphère de gaz à l'aide d'une des quatre lances-canons du site.
(© Bibliothèque municipale de Lyon, Collection Jacques VERMARD)
Première intervention des pompiers de la raffinerie

Les systèmes de refroidissement des sphères sont mis en action, mais le rayonnement thermique ne permet déjà plus d’accéder à la vanne d’ouverture de la 443.

Les pompiers auxiliaires sont rappelés par la sirène d’alerte de la raffinerie.

Le réseau d’incendie de la raffinerie est constituée de poteaux à incendie de 100 mm, de bouches de 150 mm, de quatre lances-canons, alimentés à partir d’un bassin de 12 000 m3 et deux pompes d’un débit de 400 m3/h à 12 bar. Chaque sphère peut être refroidie par deux couronnes débitant de l’eau en partie haute et un pulvérisateur en partie basse. Le service de sécurité est constitué d’un chef de service, d’un adjoint, de trois pompiers professionnels et 35 ouvriers intervenant comme pompiers auxiliaires. Ils arment neuf véhicules d’intervention.

Des pompiers arrivent de Lyon, de Vienne et de toute la région

La demande de secours auprès des sapeurs-pompiers de Lyon est effectuée à 7h191.

De la caserne de Gerland partent un fourgon-pompe mixte et la grande-puissance pour feux d’hydrocarbures (GPFH, Berliet GBK) sous les ordres de l’adjudant Prévot qui dirigera donc la première attaque du feu.

Au même moment un autre fourgon-pompe mixte (FPM n° 120, Berliet GAK 17) quitte le Quartier central, accompagné d’un fourgon-pompe tonne (FPT n° 141, Berliet GAK 17) sous les ordres de l’adjudant Heyraud.

Véhicule de secours et d'assistance aux victimes Porte deux brancards. Acquise d'occasion en 1965 et aménagée en ambulance par les sapeurs-pompiers lyonnais. Retirée du service actif en 1978 alors qu'elle avait été auparavant utilisée comme camion tout usage (CTU). Photographiée ici en janvier 1966 alors qu'elle participait aux secours lors de la catastrophe de Feyzin. (© Photographie Bibliothèque municipale de Lyon - 1966)
Une ambulance des sapeurs-pompiers de Lyon se présente

Les deux détachements sont immédiatement suivis par le commandant Legras, commandant de jour, en Renault R4 (n° 138). Il est lui même suivi par le commandant Pierret, chef de corps, piloté par le sapeur Schmitt au volant d’une Peugeot 403 de direction. Une ambulance les suit.

A l’arrivée de ces secours une lance à mousse est établie. Un tapis de mousse est créé autour de la sphère. La remorque poudre, tractée par un FPM (Fourgon Pompe Mixte), permet d’établir deux lances pistolets.

L’attaque directe ne semble pourtant pas faire diminuer l’intensité des flammes. L’adjudant Prévot décide alors de tenter un refroidissement des sphères voisines soumises à un intense rayonnement thermique. Pour cela deux grosses lances (GL) sont établies depuis un FPM. Deux autres encore sont établies à partir de l’autre FPM et du FPT (Fourgon Pompe Tonne).

Une flamme de 15 mètres

La soupape de sécurité de la sphère 443, située en partie supérieure, s’ouvre et libère une flamme de près de quinze mètres qui, au gré du vent, entre en contact avec les sphères voisines…

Le camion-mousse de la raffinerie (Guinard Saviem JL25 mise en service trois ans plus tôt, capacité de 5 000 litres de liquide émulseur, pompe d’un débit de 180 m3/h) est engagé.

Des renforts sont rapidement demandés par le commandant Pierret aux sapeurs-pompiers de Lyon, ceux de Vienne et Givors. Il demande également l’engagement du camion mousse de l’usine Rhodia à Belle-Étoile.

Un troisième FPM lyonnais quitte la caserne de Gerland (n°102, Berliet GLA).

De Vienne, en Isère, partent un FPT (Berliet GAK) et un véhicule de liaison hors route (Jeep) soit 12 hommes aux ordres du chef de corps, le capitaine Conte.

Le camion-grue arrive de Gerland pour déplacer les véhicules à proximité du sinistre (CG Ward-Lafrance Type MI, n° 44).

Véhicule mousse. 
Capacité de 5 000 litres de liquide émulseur, pompe d’un débit de 180 m3/h. A été mis en service en 1963 à la raffinerie de Feyzin dans l'Isère. Il a donc été engagé lors de la catastrophe de 1966. Il a ensuite terminé son service actif en départ depuis le centre de secours de Viriat dans l'Ain.
(© Photographie Bibliothèque municipale de Lyon - 1966)
camion-mousse de la raffinerie en action

Un incendie hors de contrôle

Deux motopompes de la raffinerie sont également mises en action.

La forte sollicitation du réseau d’eau de la raffinerie par les moyens hydrauliques engagés inquiète l’adjudant Prévot qui décide alors de positionner le GPFH (grande-puissance pour feux d’hydrocarbures) en aspiration dans le Rhône dont un canal de dérivation est situé à 400 mètres de la sphère 443. Il est convenu que tous les engins-pompes arrivant en renfort se positionneront de la même façon.

Plusieurs autres GL (grosse lance) sont établies. 11 GL sont ainsi en action plus deux petites lances (PL). D’autres sont en cours d’établissement…

Le camion mousse de Rhodia est utilisé pour refroidir les sphères proches de celle en flammes.

L’intensité du feu et de son rayonnement ne faiblissent pourtant pas. Il est demandé aux porte-lances, positionnés à une trentaine de mètres du sinistre, de reculer tandis que les lances sont installées sur des supports.

Avant l'explosion.
Catastrophe de Feyzin.L'explosion n'a pas encore eu lieu...
(© Bibliothèque municipale de Lyon, Collection Jacques VERMARD)
Avant l'explosion
L'explosion vient d'avoir lieu...
Catastrophe de Feyzin.L'explosion vient d'avoir lieu...
(© Bibliothèque municipale de Lyon, Collection Jacques VERMARD)
L'explosion vient d'avoir lieu...

Ne pouvant éteindre la sphère 443, ils essayèrent au moins de protéger les autres en les refroidissant, en vain.

Sur les huit sphères de stockage de propane et butane, trois seulement furent épargnées, grâce au changement d’orientation du vent.

Vidéo de l’accident (muette, durée 4 minutes).

L’explosion, les renforts

Une heure et demie après le début de la fuite, ce sont pas moins de 110 hommes, employés et pompiers confondus, qui luttent contre l’incendie.

A 8h45 une terrible explosion se produit et atteint les sauveteurs les plus engagés. La sphère 443 a subi un effet ébullition-explosion, phénomène que l’on connaitra mieux plus tard sous l’acronyme BLEVE (boiling liquid expanding vapor explosion). La soupape de sécurité s’est révélée insuffisante en débit pour évacuer le gaz de la sphère portée à une forte température.

Cette explosion a été entendue jusqu’à seize kilomètres de la raffinerie !

Le souffle de l’explosion, suivie par plusieurs autres, provoque des dégâts jusqu’à Vienne, tandis que dans la ville de Feyzin, plus de 500 maisons, appartements, commerces, ateliers sont endommagés.

Véhicule de secours et d'assistance aux victimes.
Porte deux brancards. Acquise d'occasion en 1965 et aménagée en ambulance par les sapeurs-pompiers lyonnais. Retirée du service actif en 1978 alors qu'elle avait été auparavant utilisée comme camion tout usage (CTU). Photographiée ici en janvier 1966 alors qu'elle participait aux secours lors de la catastrophe de Feyzin.
(© Photographie Bibliothèque municipale de Lyon - 1966)
Véhicule de secours et d'assistance aux victimes.
Le chef de corps Pierret étant gravement blessé, le capitaine Mongarny, du Quartier central, et le capitaine Baptistal, arrivé avec le FPM (Fourgon Pompe Mixte) de la caserne Rochat, prennent le commandement des opérations. Le commandant Legras passe le message « envoyez sur les lieux toutes les ambulances disponibles ». Avec l’adjudant Prévot il organise la recherche des blessés et leur évacuation. De nouveaux renforts sont demandés.

Le bilan humain est très lourd :

89 personnes sont plus ou moins grièvement blessées, et 11 sont décédées instantanément, dont Henri Pic et Jean Giganon. Sept autres personnes succomberont peu après de leurs blessures.2

Le Quartier central fait partir toutes les ambulances disponibles : Renault EstafetteRenault Goélette 1000 et 1400 kg… armées chacune par un sapeur-pompier lyonnais et deux gardiens de la paix qui embarquent depuis la Préfecture située à proximité de la caserne. En départ également celle de Gerland (Citroën HY) ainsi que la Renault 1000 kg de Corneille.

Le commandant Héraud prend la direction du poste de commandement du Quartier central.

Un FPT (Fourgon Pompe Tonne) (FPT n°143, Berliet GAK) quitte Gerland, un autre encore part de la caserne Rochat (FPT n° 140, Berliet GAK) accompagné d’un FPM (n° 129).

Le centre communal volontaire de Sainte-Foy fait partir un fourgon d’incendie normalisé (FIN, Berliet GLA) et une ambulance (Volkswagen type 27).

Une grande puissance dévidoir (GPD, Berliet GBK), un poste de commandement et une Jeep avec une remorque émulseur quittent Grenoble en direction de Feyzin. Le GPD sera fort utile pour prévenir une extension du feu en zone C située de l’autre côté de l’autoroute et constituée de postes de chargements routiers et ferroviaires. Le feu pourrait se propager dans cette zone depuis la raffinerie par un pont technique qui enjambe l’autoroute. Le personnel du GPD établit deux GL (grosses lances) et une lance à mousse qui permettront de préserver cette zone.

De Vienne partent encore un fourgon d’incendie normalisé (FIN, Berliet GLA). Le centre communal volontaire de Pierre-Bénite en fait partir un autre (Citroën T46) et une ambulance Estafette. D’autres renforts isérois sont mis en alerte : Bourgouin-Jallieu, Le Péage-de-Roussillon

Les véhicules ayants participés

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Des années 20 aux années 60

[tabby title="Histoire / Culture"]
Origine france
Origine france
La majorité des pompes, en service dans l'hexagone des années 20 aux années 60, furent d'origine française.
[tabbyending] Cette année là ?
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1921

[tabby title="Histoire / Culture"]
L'ancêtre de la pompe à essence apparaît il fût appelé la « jauge mesureuse ». C'était un piston bi-directionnel qui aspirait l'essence du stockage inférieur puis refoulait ce produit vers le réservoir de l'automobile.
Le Federal Highway Act de 1921 définit et développe le réseau routier en pleine expansion au Etats-Unis.
[tabby title="Pompes"]

BERGOMI (Italie)

Pompe Bergomi (Italie) de 1921
Pompe Bergomi (Italie) de 1921
Pompe arborant la coquille logo de la marque Shell
Pompe Bergomi | enseigne Agip | 1921
Pompe Bergomi | enseigne Agip | 1921
Pompe de la marque AGIP (groupe ENI)
Il s'agit ici de pompe sur chariot-citerne (dit « le char romain »)

COURTIOUX (France)

Chars romains. Illustration date de la création de Courtioux
Chars romains. Illustration date de la création de Courtioux
Dans certains cas ou l'on ne pouvait pas installer de pompe fixe, soit que les lieux étaient trop exigus, soit que la municipalité ne les autorisaient pas, alors il y avait ces chariots mobiles dit "chars romains": une pompe rotative manuelle fixée sur un chariot. Une marque éponyme, fut créé en 1921 par des Français, les frères Courtioux.

SATAM (France)

L'histoire de la marque SATAM (1/3 -> histoire de Satam)

1921 fut l'année de création d'une nouvelle société française, la «Société Anonyme pour Tous Appareillages Mécaniques» plus connue sous le nom de SATAM, dont l'emblème sera un diable avec un tridents.

Tout au long de sont histoire SATAM fut fabricant de distributeurs d'essence, d'huile et de lait, de pompes, de compresseurs rotatifs, de matériel frigorifique et de voitures électriques...

  • Usine à La Courneuve.
  • Maison mère de Cocitam (Côte d'Ivoire), de Cosetam (Sénégal), de Socatam (Cameroun), de Matam (Maroc).
  • Absorption de Hardoll en 1924, de Carbox en 1930,
  • ...
  • Part bénéficiaire au porteur (société Satam), 1926
    Part bénéficiaire au porteur (société Satam), 1926
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    Station essence Bowse 1921. Archives Fondation Berliet / Lyon
    Station essence Bowse 1921. Archives Fondation Berliet / Lyon
    Cette année là ?
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    1923

    [tabby title="Pompes"]

    GILBERT & BARKET Manufacturing Company / Gilbarco (Springfield, Mass, USA)

    Gilbert et Barker n ° T-176. La pompe a été construite en 1923
    Gilbert et Barker n ° T-176. La pompe a été construite en 1923
    La pompe, une Gilbert et Barker n° T-176, a été construite en 1923.
    Vendu : 4 199 $
    Le réservoir en verre normalement transparent a viré au violet, indiquant que du dioxyde de manganèse était utilisé dans le processus de fabrication du verre. Ce processus a été éliminé au milieu des années 1920 (cela prouverait que cette pompe a été fabriquée AVANT 1925).
    Comme vous pouvez le constater, la pompe n’est pas vidée. Le groupe de pompage et la tuyauterie sont d'origine et intactes [cela donne une valeur plus importante à l'objet].
    Elle comprend un globe, un tuyau, une buse et une indication des prix (non illustré).
    La pompe est originaire de l'est du Colorado. Je [MSE Incorporated 661matt] l'ai acheté en 1987 à un antiquaire et l'ai ensuite fait restaurer par un professionnel. C'était à l'origine une pompe à essence Bay, mais aucune reproduction du globe d'origine n'était disponible. (Du moins à cette époque). Je voulais la restaurer comme une Bay car c’était une marque de gaz bien connue là où j’avais vécu. Alors j’ai choisi d’en faire une pompe Mobil. Cette pompe a TOUJOURS été conservée à l'intérieur depuis sa restauration. Il y a quelques égratignures (pas de bosses), épargnée par le tremblement de terre de Northridge en Californie en 1994 et par la chute de débris. (Traduction automatique Google.)
    Source : www.ebay.com

    WAYNE Tank and Pump CO. (U.S.A.)

    En 1923, les concepteurs et les ingénieurs de la Wayne Tank and Pump Company introduisirent un nouveau style de pompe à essence visible, le 490. Cette nouvelle pompe 490 était présentée comme le modèle le plus récent de Wayne, le plus beau et la plus belle pompe à essence visible du monde. La 490 était la première version d'une série de pompes visibles appelée série 490, qui inclurait à terme les pompes 491, 491-F, 492 et 492-F. Nous aborderons les différentes différences entre ces modèles plus tard dans cet article, mais pour le moment je vais me concentrer sur la première et la plus rare version, la 490. Avant 1923, la plupart des fabricants de pompes à essence (y compris Wayne) avaient mis davantage l'accent sur l'efficacité fonctionnelle et la sécurité de leurs pompes à essence et moins sur leur forme, leur beauté et leur aspect esthétique. Entre 1918 et 1922, il semblait que de nombreux fabricants de pompes produisaient divers modèles d'aspect très similaire. La plupart de ces modèles comportaient des côtés ronds ou ovales, effilés et droits, tandis que quelques-uns étaient carrés. Dans le but de créer une pompe à essence plus esthétique, Wayne décida de fabriquer une pompe plus décorative qui se démarquerait de la concurrence. Lorsque les zones résidentielles aisées ont commencé à se développer dans la plupart des villes américaines au début des années 1920, il est devenu nécessaire de construire des stations-service plus modernes pour répondre aux besoins des automobilistes de ces zones. Wayne n'a pas tardé à reconnaître que ces nouvelles stations-service et les pompes à essence utilisées dans ces nouvelles stations devraient refléter la beauté architecturale des zones environnantes. En outre, de nombreuses sociétés pétrolières étaient en expansion et réaménageaient les stations-service existantes afin de les adapter à l'architecture environnante et, espérons-le, entraîneraient le nouvel automobiliste dans une allée plus sophistiquée. Alors que les innovations les plus évidentes du Wayne 490 concernaient son apparence, Wayne n'a pas tardé à souligner que cette nouvelle pompe privilégiait la vitesse, la précision, la commodité, l'économie, l'efficacité et la sécurité. Tous ces attributs étaient liés au fait que le Wayne 490 était actionné par pression atmosphérique et non par levier à main ou moteur électrique. Des extraits du texte de certaines publicités d'usine originales du Wayne 490 décrivent nombre des caractéristiques positives du Wayne 490 et s'expliquent d'elles-mêmes: Cette nouvelle pompe Wayne économique et efficace constitue un grand pas en avant dans la distribution d'essence. Dix gallons, visibles, actionnés par l'air comprimé sur un réservoir auxiliaire. Les colonnes architecturales à cannelures sont d'une simplicité simple, et la pompe est aussi efficace et précise à la fois qu'elle est belle. Exact à la fin, comme le sont toujours les pompes Wayne, et beaucoup plus rapides à la livraison. Toutes les pièces entrant en contact avec le liquide sont du fer galvanisé ou du laiton, éliminant ainsi complètement tout risque de rouille. Equipé du célèbre filtre positif Wayne, qui garantit une essence absolument exempte d’impuretés. Construit pour répondre à toutes les exigences des ingénieurs de sécurité et des responsables des poids et mesures. Soutenu par la garantie positive de Wayne. À tous les points de vue, cette nouvelle pompe séduit l’intérêt renouvelé de Wayne pour son leadership dans le secteur des pompes. Ils incarnent les principes les plus récents et fixent de nouvelles normes de rapidité, de précision, de commodité et d’économie. Ils sont beaux et d’apparence frappante, joliment finis et, en raison de leur design épuré et de leurs lignes, ils sont beaucoup plus faciles à repeindre que les pompes ordinaires. Leur rapidité de livraison dépasse de loin toutes les autres pompes du marché, ce qui constitue un avantage très pratique dans les gares achalandées. Sous tous les angles de la beauté et du service, ces nouvelles pompes ajoutent un nouvel éclat au prestige de longue date des équipements Wayne. L’apparence frappante de cette belle nouvelle pompe Wayne n’est que l’une de ses nombreuses caractéristiques supérieures. Sa précision, sa vitesse et son économie de fonctionnement sont supérieures à la beauté des pompes ordinaires. C'est un triomphe distinct pour Wayne, un compagnon digne des célèbres pompes Wayne qui ont déjà reçu l'approbation des exploitants de stations-service et du public des automobilistes. Le modèle 490 est un distributeur visible de 10 gallons exploité par le nouveau système de pression d’air Wayne qui présente de nombreux avantages par rapport aux autres méthodes de fonctionnement électrique. Ainsi, vous voyez que cette nouvelle pompe Wayne ajoute une grande économie à ses nombreuses autres qualités souhaitables. Comme toutes les autres pompes Wayne, le modèle 490 est conçu pour répondre à toutes les exigences des ingénieurs en matière de sécurité et des responsables des poids et mesures. Entièrement garanti et soutenu par une entreprise de trente ans d'expérience et une distribution mondiale. Aux pétroliers: Voir cette pompe avant d’acheter. C’est le moyen le plus économique d’acheter et d’opérer, en plus d’être une classe à part en tant que vendeur. Il est logiquement destiné au leadership de toutes les pompes visibles. Aujourd'hui, le Wayne 490 est l'un des pompes à essence les plus rares et les plus recherchées aux États-Unis. Seulement un très petit nombre (2000-3000?) De ces pompes visibles ont été produites entre 1923 et 1924, et on ne connaît actuellement que trois ou quatre de ces unités dans les collections de pompes. Comme vous pouvez probablement le constater d'après les illustrations de Wayne 490 dans cet article, la pompe Wayne 490 est très similaire en conception et en style aux pompes Wayne 491 et 492, mais elle est totalement différente en taille et en détail. La différence la plus évidente réside dans le fait que le diamètre de la colonne cannelée est beaucoup plus petit que celui des colonnes 491 et 492 plus larges. De plus, toutes les pièces moulées, nuances claires, etc. sont similaires mais totalement différentes sur la 490 par rapport aux 491 et 492. Même les indicateurs de gallon sont très différents. Les indicateurs de gallon sur le 490 (le tout premier indicateur de Wayne) sont en fonte et la plupart des indicateurs de gallon sur les 491 et 492 sont construits en aluminium. Maintenant des informations sur les 491 et 492. En 1924, Wayne avait abandonné le dessin original 490 au profit des nouvelles versions plus grandes 491 et 492. En raison du succès rapide de la 490, Wayne étendit considérablement la production des nouvelles versions 491 et 492. Ils ont également commencé à promouvoir les nouvelles versions en tant que descendants de la belle et ancienne architecture grecque. Plus précisément, le bulletin de vente de la série Wayne 490 faisait souvent référence à la magnifique colonne ionique des pompes. Ces faits sont intéressants et quelque peu paradoxaux, car ces pompes de la série 490 sont si communément appelées aujourd'hui pompes à colonne romaine, pompe corinthienne, etc. ces grandes pompes comme pompes à colonne grecques, ou pompes ioniques. Tout comme vous ne pouvez pas enseigner de nouveaux tours à un vieux chien, je suppose que le titre incorrect de Pompe à colonne romaine est probablement là pour rester. Les citations suivantes tirées de la publicité originale de Wayne apporteront un éclairage supplémentaire sur le contexte architectural et les fonctions spécifiques des différents modèles de la série 490. L'idée derrière la conception de la série 490 de pompes visibles de Wayne est la beauté architecturale. Les designers de Wayne ont repris leur inspiration dans l'architecture de la Grèce antique. En recherchant l'ordre de copie le plus pratique et le plus beau à copier, les concepteurs de Wayne ont choisi l'ordre ionique. La colonne ionique est particulièrement applicable en raison de sa base large et de son beau capital, les deux étant reliées par une colonne cannelée légèrement effilée vers le haut. Aucun architecte des temps modernes n'a pu surpasser la beauté de la colonne ionique. Quoi de plus approprié pour la conception d'une pompe visible? Une telle colonne a été choisie par l'architecte Callicicrates pour le Temple de la victoire sans ailes sur l'Acropole à Athènes, en Grèce. Série 490 - Cette série de pompes offre les types à pression d'air et à commande manuelle, ainsi que des capacités de 10 gallons et de 5 gallons, le tout dans un même design magnifique, ne différant que par le mode d'utilisation et la taille du récipient en verre . La série 490 comprend les éléments suivants: 491 à 10 gallons, à commande pneumatique; 491-F - 5 gallons, à commande pneumatique; 492 - 10 gallons, actionnés manuellement; 492-F- 5 gallons, actionné manuellement. L'une des meilleures caractéristiques des modèles 491 et 492 est le système de vannes à verrouillage Wayne. Ce système se compose de deux vannes et de deux poignées de vannes, une pour desservir la voiture et une pour évacuer l’essence supplémentaire vers le réservoir de stockage. Ce système de vannes fonctionne avec trois indicateurs de débit de vannes à emboîtement. Ce système complexe constitue souvent le plus gros défi pour les collectionneurs qui restaurent ces pompes aujourd'hui. Avant la fermeture, toutes ces grandes pompes utilisent un cylindre en verre de 12 "x 26" et, en général, toutes les pompes de la série 490 sont très coûteuses et difficiles à restaurer. Nous estimons que les versions 491 et 492 de la série 490 valent environ la moitié moins que la version originale 490 que nous avons appréciée dans la première partie de cet article. Alors qu'il existe probablement entre deux et trois cents pompes de ce type aux États-Unis, les versions 491-F et 492-F sont plus rares. Tout comme il n’existe que trois ou quatre des 490 pompes originales, je ne connais que trois ou quatre des versions 492-F, et je n’ai entendu parler que d’une pompe 491-F qui existe aujourd’hui. Il est intéressant de noter que bon nombre de ces pompes ont été exportées en Australie, y compris plusieurs des versions cinq gallons.
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    Pompe essence Eco, 1923. Archives Fondation Berliet / Lyon.
    Pompe essence Eco, 1923. Archives Fondation Berliet / Lyon.
    Cette année là ?