Une grève générale au Venezuela commence le 2 décembre 2002. Une des principales crises politiques de son histoire récente.
Elle privera les États-Unis d’une source essentielle de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés importés pendant plusieurs mois. A l’époque le Venezuela fournissait environ 8 % du total des produits pétroliers américains.
Le mouvement de protestation sociale a été lancé à l’appel du principal syndicat du pays, la Centrale des travailleurs du Venezuela.
Le syndicat affirme que la grève est le seul moyen pour protester contre l’attitude jugée anti-démocratique du régime du président Hugo Chavez.
Les partis d’opposition ont aussi recueilli un million et demi de signatures en faveur d’un référendum pour évincer du pouvoir Monsieur Chavez, élu en 1998 et réélu en 2000 pour un mandat de six ans.
Conséquences
La grève du secteur pétrolier et la suspension de la production d’hydrocarbures a frappé durement la capacité d’exportation de ce pays et a interrompu les ventes de la compagnie pétrolière étatique PDVSA, en particulier aux Etats-Unis.
Cela a provoqué des pertes évaluées à 50 millions de dollars par jour.
Le prix du pétrole brut passe de 26,83 dollars (env. 22 €) avant la grève à 35,50 dollars le baril (env. 29,20€) à la mi-février 2003.
Les stocks nationaux de pétrole brut (U.S.A.) chutent à leur plus bas niveau depuis octobre 1975.
Sources : www.convenience.org, www.tvanouvelles.ca et oilwatchsudamerica.org
Un coup d'État, sera tenté au Venezuela le 11 avril 2002. Il s'agi d'une tentative avortée de destitution forcée du président du Venezuela, Hugo Chávez, qui fut détenu et empêché d’exercer son pouvoir pendant 47 heures. [...]
Coup d'État de 2002 au Venezuela sur Wikipédia









