Guerre d'Irak, la seconde guerre du Golfe
Le 20 mars 2003, une coalition menée par les Etats-Unis envahit l’Irak dirigé par le dictateur Saddam Hussein et le parti Baas.
L’opération « Liberté irakienne » conduit à l’écrasement de l’armée irakienne et à l’arrestation de Saddam Hussein le 13 décembre 2003. Ce dernier sera exécuté le 30 décembre 2006.
Cette guerre est l’une des rares mises en œuvre11 du concept de guerre préventive, ici menée pour parer à la menace des armes de destruction massive dont l’administration Bush affirmait, à tort, détenir la preuve dans un rapport présenté au conseil de sécurité de l’ONU le 12 septembre 200212, 13.
La seconde guerre du Golfe a été déclenchée par une coalition menée par les États-Unis et la Grande-Bretagne, avec des pays comme l’Australie, l’Espagne et la Pologne, pour renverser le régime de Saddam Hussein en Irak.
Conséquences
P.S. : Nous nous concentrerons uniquement sur le pétrole et le prix des carburants.
Incertitude géopolitique et hausse des cours du pétrole
Les marchés pétroliers ont connu une forte prime de risque : les investisseurs ont anticipé d’éventuelles perturbations des approvisionnements depuis le Moyen-Orient. Cela a poussé le prix du baril de pétrole à la hausse avant et au tout début de la guerre.
Dans la zone euro, cette hausse du prix du pétrole se traduisait déjà par une augmentation significative des prix à la consommation des produits pétroliers (essence, diesel) en début d’année 2003.
Cette hausse s’est reflétée rapidement dans les prix des carburants à la pompe dans les pays importateurs comme la France, car le pétrole brut constitue une part importante du coût final.
Après le lancement des opérations : chute puis normalisation des prix
Une fois l’intervention militaire commencée et dès que le scénario d’une guerre eclaire fût confirmé, l’incertitude diminue, les marchés ajustants les prix. La « prime de guerre » s’est effacée, et les cours du pétrole ont baissé après le début des combats.
Cette baisse a atténué ou inversé temporairement la tendance haussière des carburants dans les mois qui ont suivi le déclenchement du conflit.
📌 Pourquoi ?
L’OPEP et d’autres grands producteurs ont souvent compensé la perte de production ou de confiance par une augmentation de l’offre, ce qui a fait retomber les cours.
Impact sur le prix du carburant en France
P.S. : Nous nous concentrerons uniquement sur le pétrole et le prix des carburants.
⭐ A court terme (quelques semaines à quelques mois)
Une augmentation des prix à la pompe est due à la hausse du prix du baril juste avant et au début de l’intervention.
Les consommateurs français ont ressenti cette hausse dans leur budget carburant en raison d’une transmission rapide des variations mondiales des cours aux prix à la pompe.
⭐ A moyen et long terme (quelques mois à années)
Les effets directs sur le prix moyen annuel du carburant ont été atténués sinon temporaires, car les marchés ont ajusté l’offre et la demande après les premières semaines de guerre.
Les fluctuations régulières des cours mondiaux (hors guerre) ont eu souvent un effet plus durable sur le prix des carburants que cet épisode géopolitique isolé.
Différence entre la première et la seconde guerre du Golfe
La différence entre la première et la seconde guerre du Golfe est nette, surtout quand on regarde l’impact sur le pétrole et le carburant.
En effet, alors que le choc est brutal mais court en 1990-1991, il n’y aura pas de choc immédiat, mais un effet durable à partir de 2003.
Sources : www.convenience.org, Wikipédia et chatgpt.com
- Guerre d'Irak - Wikipédia
- Retrouvez les articles sur la Seconde Guerre du Golfe du journal Le Monde.









