Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages

ELF Aquitaine : espoirs de la France…

ELF Aquitaine : espoirs de la France…

(Source :TOTAL.COM 06 Mai 03)

RAP, SNPA, BRP : les ancêtres d’Elf Aquitaine.

Champ de gaz dans le Comminges, à Saint-Marcet

La première page de l’histoire d’Elf Aquitaine s’écrit le 14 juillet 1939.

Ce jour-là, on découvre un champ de gaz dans le Comminges, à Saint-Marcet.

La découverte confirme les espoirs de la France ; en effet, depuis 1930, un grand programme de prospection du territoire avait été lancé dans le but d’assurer la sécurité des approvisionnements énergétiques du pays.
A la suite de cette première découverte, la Régie autonome des pétroles (RAP) est créée.

Encouragées par ce premier succès, les recherches continuent dans le Sud-Ouest de la France avec la création, en 1941, de la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA), et ce malgré le manque de moyens et de finances.

La naissance du Bureau de recherches de pétroles (BRP), en 1945, montre, quant à elle, l’ambition française de dépasser ses frontières afin de rechercher du pétrole outre-mer.

RAP, SNPA, BRP : les ancêtres d’Elf Aquitaine sont nés.


1949-1965 : les grandes campagnes.

1er pétrole saharienLacq, en France, Edjeleh, Hassi-Messaoud et Hassi R’Mel au Sahara, le Golfe de Guinée : autant de noms qui font vibrer encore aujourd’hui la mémoire des géologues et explorateurs français. Car c’est au prix de prospections difficiles, dans des territoires souvent inhospitaliers que les baroudeurs de l’or noir ont gagné les galons de la renommée.

De 1949 à 1960, les équipes françaises sillonnent le monde entier et font des découvertes qui donnent à la France l’indépendance pétrolière qu’elle cherchait.
La production marchant à grand régime, on décide alors de lui adjoindre un complément indispensable : le raffinage et la commercialisation. C’est la création de l’Union Générale des Pétroles (UGP), puis de l’Union Industrielle des Pétroles (UIP).

En décembre 1965, naissance de l’ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières) par la fusion de la RAP et du BRP, holding pour toutes les sociétés existant à l’époque  ; parmi celles-ci, se trouvent par conséquent la SNPA – qui devient la principale filiale de la nouvelle maison mère – , et l’UGP – qui rassemble au sein de l’UGD (Union Générale de Distribution) les sociétés de distribution -.

L’ERAP constitue la véritable charte de fondation du futur groupe – Elf Aquitaine -, formant ainsi une véritable chaîne de métiers, présent du puits à la pompe.



Les ronds rouges.

Les Ronds Rouges (peints sur les murs des stations Elf)Le 27 avril 1967, le Groupe (qui regroupait alors plusieurs sociétés pétrolières : Caltex, Avia, La Mure, CFPP et Lacq) vendait ses produits sous des noms différents. Le 28 avril 1967, il n’en ont plus qu’un seul : Elf.

Trois lettres et un emblème bleu et rouge pour dire que le Groupe est uni et intégré. De gigantesques « ronds rouges » sont peints sur les façades des stations-service du réseau de distribution de l’Union Générale des Pétroles.Elf prend le contrôle d’Antar ce qui lui permet de plonger ses racines dans le plus lointain passé du métier d’explorateur. En effet : à l’origine d’Antar, se trouve le gisement de Pechelbronn, découvert en 1498 et dont la production commença sous le règne de Louis XV pour ne s’achever qu’en 1964… un bon présage pour une toute jeune marque !

Les années 70 marquent la découverte des premières applications industrielles du plastique : Elf prend pied dans les formidables perspectives de la chimie et du plastique avec la création d’Ato Chimie, en 1971, affirmant ainsi la vocation chimique et moderne du Groupe.
Malheureusement, les grandes découvertes sahariennes disparaissent en 1971 avec la nationalisation des actifs du Groupe en Algérie.
Le Groupe se bat alors davantage sur de nouveaux terrains : les explorateurs vont en mer et font de nouvelles découvertes avec le gisement géant de gaz de Frigg en mer du Nord (norvégienne et britannique) qui compensera en partie la perte des gisements algériens.


L’élargissement des métiers.

1972 : Apport à l’Union chimique Elf Aquitaine (UCEA) des actifs de la SNPA et de l’Erap dans Elf Union et la Société d’études techniques et commerciales (SETEC). Cet apport concerne les produits chimiques de base et la production de matières plastiques.
Après s’être battu pour le trouver, puis le garder, il faut maintenant se battre pour traiter le pétrole : car avec le premier choc pétrolier, le prix du baril s’envole et la crise du raffinage débute.
Face à la crise, Elf confirme sa volonté de se diversifier dans tous les métiers proches du pétrole et de la chimie. La décision est alors prise de se développer dans le secteur de la santé et de la beauté, c’est la constitution de Sanofi, en 1973.

En 1976, création de la Société Nationale Elf Aquitaine (SNEA). Les actifs miniers du Groupe sont regroupés dans la SNEA et l’ensemble de ses équipes et moyens techniques dans les secteurs de l’exploration et de la production. L’Erap lui apporte tous ses actifs.
Cette unité permet au Groupe d’accéder à une phase de croissance accélérée et d’atteindre une stature internationale, notamment en s’attaquant avec succès à la conquête de l’Amérique, le plus grand marché du monde.
En 1976, création de la société Antar, filiale d’Elf France à activité purement commerciale, qui distribue les produits pétroliers Antar.
Les marques Elf et Antar restent séparées.

En 1983, la création d’Atochem, la filiale chimie d’Elf, confirme la volonté d’expansion et de maîtrise des différents métiers d’Elf Aquitaine.


De 1983 à la privatisation

Devenir actionnaire d'ElfPar la consolidation de ses positions dans l’industrie pétrolière, à la faveur de ses très nombreuses découvertes, par la réussite de la reconversion de la chimie et du développement de Sanofi, Elf Aquitaine a désormais trois secteurs forts : les hydrocarbures, la chimie et la santé.

En 1988, Elf Aquitaine poursuit son internationalisation avec l’acquisition de RTZ Oil and Gas et de 25 % de Enterprise Oil en Grande-Bretagne.

En 1989, l’acquisition de la société chimique américaine Pennwalt, conforte le développement d’Atochem dans la chimie de performance et lui permet d’atteindre la dimension mondiale.

En 1991, le titre Elf Aquitaine est admis à la cote du New York Stock Exchange.

En 1993, avec la prise de contrôle d’Yves Saint Laurent, Sanofi devient l’un des très grands de la parfumerie de prestige mondiale.

1994 est une nouvelle grande année pour le Groupe et pour Sanofi qui acquiert la pharmacie de Sterling Winthrop et consolide ainsi sa taille internationale dans le pôle santé.

Pour Elf, l’heure est venue de la privatisation. Elle sera effective en 1994 et s’activera en 1996 avec la cession de la participation résiduelle de l’Etat dans le capital de la SNEA.


De la privatisation à la fusion.

1995 : Création de la filiale Elf Aquitaine Gaz.

1996 : L’État sort du capital d’Elf Aquitaine pour ne garder qu’une Golden Share.

1996 : Acquisition par Elf Aquitaine de Findley Adhesives Inc. aux États-Unis et création d’Ato Findley.

1998 : Création de l’Institut Elf et de la filiale Atoglas.

2000 : Fusion de Totalfina avec Elf Aquitaine : naissance de TotalFinaElf.


2000-2003 : le début d’une nouvelle ère.

2000 : Rapprochement de Totalfina et d’Elf Aquitaine :
Naissance de TotalFinaElf, 4e pétrolier mondial.
Objectif : créer un leader pétrolier mondial, un Groupe plus vaste, plus solide, plus compétitif et capable de traiter d’égal à égal avec les géants du secteur.

Thierry Desmarest

Thierry Desmarest,
Président-Directeur général du Groupe en 1995

2003 : TotalFinaElf devient Total. Au terme de deux fusions accomplies, le Groupe manifeste ainsi sa volonté de répondre durablement par l’innovation et l’action aux besoins des hommes en énergies.

Mise-à-jour le